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Comment on dit ça « t’es mort » en anglais?
Le Théâtre La Tangente a présenté l'an dernier sa dernière création, Comment on dit ça « t’es mort » en anglais? L’adaptation théâtrale d’un récit poétique de Claude Guilmain par Louise Naubert était à l’affiche du 5 mars au 14 mars 2009, au Young Centre for the Performing Arts.
Comment on dit ça « t’es mort » en anglais? - un projet de création hybride où se croisent le théâtre et la vidéo - a pour seul interprète le montréalais Bernard Meney, reconnu pour son exceptionnelle carrière de danseur et de comédien des deux côtés de l’Atlantique.
En diffusion. Deux représentations aux Zones Théâtrales à Ottawa, événement biennal, véritable lieu de rencontre et de rayonnement pour le théâtre professionnel des communautés francophones canadiennes et des régions du Québec.
www.zonestheatrales.ca
Saison 2009-2010
Terre d’accueil - Projet d’animation théâtrale : Création communautaire
L’appartenance, ça tient à quoi?
Pour la saison 2009-2010, première saison signée Louise Naubert, le Théâtre La Tangente développera un premier projet d’animation théâtrale qui donnera la parole aux nouveaux arrivants et représentants des communautés ethnoculturelles francophones installées ici à Toronto. Dans une volonté d’ouvrir le dialogue entre Canadiens d’origine et d’adoption et de développer un plus grand auditoire, La Tangente s’inspire de l’expérience enrichissante et du succès de TERRE D’ACCUEIL, aboutissement d’un projet d’animation théâtrale conçu par Esther Beauchemin, directrice artistique du Théâtre de la Vieille 17 à Ottawa et co-auteure de la pièce.
Le projet de Toronto a été lancé en 2008, alors que La Tangente invitait Le Théâtre de la Vieille 17 d’Ottawa à venir donner deux représentations de TERRE D’ACCUEIL au Théâtre Glendon de Toronto. Un souper communautaire a été organisé pour accueillir toute l’équipe du spectacle et les présenter aux leaders de la communauté francophone de Toronto. Une rencontre publique avec les membres de la production et Esther Beauchemin, a également été organisée à la Galerie Céline Allard, en collaboration avec le Centre francophone.
La Tangente fera un suivi dans les écoles et organisera des auditions pour recruter des bénévoles membres des communautés ethnoculturelles intéressés à s’embarquer dans une telle aventure. Plusieurs rencontres s’échelonneront au cours de la saison; un(e) auteur(e) torontois(e) aura pour tâche de colliger les anecdotes et témoignages des participants pour en tirer l’essentiel et construire à partir de cette banque de données, un texte dramatique qui sera, dans un premier temps, présenté en lecture publique et ensuite produit au cours de la saison suivante avec l’appui de professionnels du milieu théâtral.
Conseil dramaturgique : Claude Guilmain
Saison 2009-2010
Camille Claudel (L’implorante)
D’après une idée originale de Claude Guilmain à partir de la correspondance entre Paul Claudel, poète et sa sœur Camille, sculpteure.
Incomprise, marginale, son génie faisait peur. Internée en 1913 à Ville-Évrard, Camille Claudel est transférée en 1914 à l’asile de Montdevergues dans le sud de la France. Cette belle jeune femme jadis insolente et provocante deviendra profondément malheureuse et méconnaissable : « On me tient et on ne veut pas me lâcher. » . Elle y mourra en 1943, au terme de trente ans d’internement ininterrompu.
Ce projet entamé au cours de la saison 2007-2008 exige une recherche approfondie dans la correspondance échangée entre Camille et Paul Claudel pour construire le récit.
Le rôle de Camille sera interprété par Sylvie Bouchard, danseuse et chorégraphe dont la réputation est bien établie. En fait, le projet a été conçu pour elle. Son interprétation remarquable dans des productions de Corpus, nous avait séduits, touchés par la richesse de son intériorité. Et c’est ce qui sera au cœur de cette production. Sur scène, une femme travaille une masse d’argile. Cette femme qui, sous nos yeux, fera naître de cette masse informe un visage, un torse, des mains implorantes, ne prendra jamais la parole, toute absorbée dans la volonté de libérer de l’informe, une femme, à sa ressemblance. On entendra en voix off des lettres qu’elle a écrites à son frère Paul, lui exprimant sa détresse. Ces lettres, véritables messages dérivants au fond d’une bouteille lancée à la mer, n’atteindront que trop tard les rives d’une oreille attentive. Louise Naubert sera la voix des lettres de la sculpteure internée. Sylvie Bouchard sera la sculpteure, prisonnière d’un isolement dont on ne l’aura jamais libérée.
Comment Camille Claudel s’est retrouvée abandonnée de tous les siens?
Une exploration s’impose également pour le choix de matériaux (texture, maléabilité) utilisés pour créer un bloc d’argile, de glaise et la construction d’une sculpture qui pourrait, si nécessaire, être détruite et reconstituée. Dany Boivin est un artiste visuel avec lequel nous avons collaboré par le passé et qui possède une solide expertise en la matière.
Camille Claudel Sylvie Bouchard (danseuse), Louise Naubert (recitante) | Paul Claudel NN
Mise en scène Claude Guilmain | Conseil artistique Louise Naubert | Chorégraphie et interprétation Sylvie Bouchard | Dispositif scénique Dany Boivin | Environnement sonore Claude Naubert | Éclairages Guillaume Houet
