RÉPERTOIRE

Requiem pour un trompettiste

Un drame de Claude Guilmain publié aux éditions L'Interligne.

Livre Requiem

Info et commande : Les Éditions L'Interligne

Synopsis
Été 1958. Une petite ville est secouée par un scandale de santé publique. Alors que le maire Groulx est à l'hôtel, en train de combler ses désirs charnels, ses adjoints, à la mairie, tentent de camoufler une négligence qui a déjà la vie à de nombreux citoyens.

Production 2012
Requiem machine à écrire

Présentée à Espace Libre (Montréal, QC), du 10 au 21 janvier 2012.


Distribution : Marcelo Arroyo, Vincent Leclerc, Bernard Meney, Pier Paquette, Victor Trelles Turgeon, Marie Turgeon.

Texte et direction artistique du projet : Claude Guilmain
Mise en scène : Louise Naubert
Scénographie : Claude Guilmain, Dany Boivin
Musique et conception sonore : Claube Naubert
Éclairages : Guillaume Houët-Brisebois
Costumes : Valérie Kaelin
Coordination des costumes : Elysabeth Daigle

Affiche | Discussion + Table ronde

Un aperçu de la critique

> Mon(Theatre).qc.ca
« Requiem pour un trompettiste propose une expérience théâtrale sensorielle stimulante et une histoire noire des plus classiques qui raviront les amateurs du genre. »

> Medium large - émission de Catherine Perrin à Radio-Canada (11 janvier 2012)
« Divertissante. » - propos de Nathalie Petrowski, critique culturelle.

> Rover Arts
Brilliant Stage Noir. « Requiem pour un trompettiste manages the amazing feat of being both an homage to film noir and a timely expose on corruption in politics. (...) The first Don’t-Miss theatre of 2012 (...). »

> The Link
« Requiem is seamless, entertaining, engaging; all the elements are thoroughly realized. In fact, the play is such a high-calibre piece of entertainment that it would be easy to miss the scathing political statement Guilmain is making. »

> The Charlebois Post
« Here we see a unique way of combining theatrical magic with clever storytelling. »


Production 2005


Mise en scène et scénographie : Claude Guilmain
Assistante à la mise en scène et conseillère artistique : Louise Naubert
Co-scénographe : Dany Boivin
Éclairages : Guillaume Houët
Sonorisation : Éric Tessier
Costumes : Valérie Kaelin

Distribution : Steve Baker, Roch Castonguay, Stephan Cloutier, Nathalie Nadon, Tony Nardi, Manuel Verreydt

Musiciens : Kevin Turcotte, Marc Auguste Jr., Sly Juhas, Dave Powell, Darren Wall

Prix / récompense : Sélectionnée en 2004 par le Festival Zones Théâtrales du Théâtre français du Centre national des Arts et présentée en spectacle d’ouverture en septembre 2005.

La critique (production 2005)

> L’Express
> info07.com

Le propos
Le théâtre est divertissement, réflexion et souvent dénonciation. Claude Guilmain s’est servi de l’Affaire Walkerton, cette histoire d’eau contaminée qui a fait les manchettes de l’actualité ontarienne, pour créer de toutes pièces une œuvre de fiction dramatique. Avec Requiem, il dénonce la corruption politique et la désinformation publique. Sa pièce met en doute, sur un ton ludique et caractériel, l’engagement des politiciens et le bien-fondé de leurs stratégies. L’enjeu est corsé et tendu.

Originalité et particularité

Requiem pour un trompettiste
est le fruit du développement conjoint d’un texte dramatique et d’une œuvre musicale. La production se déroule au son des notes lancinantes d’un trompettiste qui nonchalamment ponctue l’action. Mais plus encore. Les deux facettes de cette même histoire sont développées simultanément. Les spectateurs sont donc conviés à observer, en deux temps, les fragments complémentaires d’une même action. D’un point de vue dédoublé naîtra ainsi une totalité imprévue.

La musique
La simultanéité des actions en deux lieux distincts est soutenue par une seule trame musicale interprétée en direct.
La musique vibre en synergie avec les comédiens.
La musique fait partie de l’action.
La musique donne la réplique.
La musique incarne un personnage crucial au déroulement de l’action dramatique.
La recherche entreprise veut également mesurer l’impact d’une même œuvre musicale sur deux actions dramatiques distinctes.

L’action
La pièce se situe à l’apogée du scandale, d’un scandale. Qu’importe le scandale. Complots, haine, malice, mensonges, ruses et violence ponctuent le propos des comédiens. Chacun est à la fois bourreau et victime. Les personnages se détestent entre eux. Ils se détestent eux-mêmes. La haine anime leur vie. Ils sont tous capables. Ils sont tous méritants.

L’expérience du spectateur
Le public vivra une expérience différente lors de cet événement théâtral. L’auditoire assiste au développement de l’histoire qui se déroule simultanément sur deux sphères différentes : Hôtel de ville ou chambre d’hôtel. Une facette de la réalité demeure constamment cachée aux spectateurs. Une seule représentation proposant deux déroulements des mêmes événements; de deux réalités naîtra Requiem pour un trompettiste, l’imaginaire Guilmain.

En changeant l’ordre de présentation des faits, l’information donnée aux spectateurs est modifiée, manipulée.

Quelle est la priorité; « chambre d’hôtel » ou « Hôtel de Ville »?